Charlemagne et les Carolingiens : naissance d'un empire chrétien d'Occident
Le nom des Carolingiens vient de Charles, et plus précisément de deux Charles : Charles Martel, qui fonda la puissance de la lignée sans jamais ceindre la couronne, et Charles le Grand, Carolus Magnus, dont la mémoire allait éclipser toute la dynastie. Entre l'ascension d'une maison de grands serviteurs du royaume franc et la dislocation de l'empire qu'elle avait bâti, il s'écoule un peu plus de cent ans. Cette période, longtemps réduite dans l'imaginaire scolaire à quelques dates et à la silhouette d'un empereur à la barbe fleurie, fut en réalité l'une des matrices de l'Europe médiévale. Elle vit naître une conception nouvelle du pouvoir, fondée sur l'alliance du roi et de l'Église, une administration ambitieuse, et une renaissance des lettres dont nous lisons encore aujourd'hui les fruits dans la forme de nos caractères d'imprimerie.
Les maires du palais : une dynastie avant le trône
Avant d'être rois, les Carolingiens furent maires du palais, c'est-à-dire les premiers personnages de la cour mérovingienne, chargés de l'administration du royaume au nom de souverains de plus en plus effacés. La lignée tire son origine de l'alliance de deux familles aristocratiques d'Austrasie, celle de Pépin de Landen et celle de l'évêque Arnoul de Metz, au début du VIIe siècle. De cette souche allait sortir Pépin de Herstal, puis son fils Charles Martel.
Au début du VIIIe siècle, la royauté mérovingienne n'est plus qu'une apparence. Les souverains, que l'historiographie postérieure désignera, non sans excès, comme les rois fainéants, règnent sans gouverner. Le pouvoir réel s'est déplacé vers le maire du palais. Charles Martel, fils naturel de Pépin de Herstal, s'impose à ce poste après une guerre de succession et restaure l'autorité franque sur l'ensemble des territoires, de l'Austrasie à la Neustrie, jusqu'à l'Aquitaine et la Provence. C'est dans ce contexte de reconstruction d'une puissance militaire que se situe l'épisode qui a fixé son nom dans la mémoire nationale.
Charles Martel et la bataille de Poitiers (732)
En 732, une armée venue d'al-Andalus, conduite par l'émir Abd al-Rahman al-Ghafiqi, remonte vers le nord après avoir franchi les Pyrénées. Charles Martel marche à sa rencontre et l'affronte quelque part entre Poitiers et Tours. La bataille, dont la date exacte demeure incertaine, est généralement située en octobre 732 ; les historiens spécialistes de la question, comme Michel Rouche et Philippe Sénac, retiennent le plus souvent le 25 octobre, jour avancé par les sources arabes, qui datent l'affrontement d'un samedi du mois de ramadan de l'an 114 de l'hégire. L'émir y trouve la mort et son armée se replie.
Cette victoire vaut à Charles son surnom de Martel, le marteau. Mais l'interprétation de l'événement a beaucoup varié, et il convient ici de distinguer le fait de sa légende. Une tradition tenace, héritée du XIXe siècle, a fait de Poitiers le coup d'arrêt définitif à la conquête musulmane de l'Europe et l'acte fondateur de la chrétienté occidentale. Les historiens contemporains nuancent fortement cette lecture. Dès le début du XXe siècle, le médiéviste belge Henri Pirenne soulignait que l'expédition de 732 relevait davantage de la razzia que de la conquête territoriale, analyse que des chercheurs actuels comme William Blanc et Christophe Naudin ont reprise et approfondie. La portée de Poitiers tient moins à une frontière de civilisations qu'à un fait politique interne : elle consacre la prééminence militaire de Charles Martel sur le monde franc et assure à sa maison le prestige qui rendra possible, une génération plus tard, l'accession au trône.
Pépin le Bref et le sacre de 751 : la rupture dynastique
Le fils de Charles Martel, Pépin, dit le Bref en raison de sa petite taille, franchit le pas que son père n'avait pas voulu, ou pas pu, accomplir. Maire du palais à son tour, il décide de mettre fin à la fiction mérovingienne. Mais déposer un roi consacré exigeait une caution supérieure à la seule force. Pépin la chercha à Rome. Il fit interroger le pape Zacharie sur cette question : qui devait être roi, celui qui en portait le titre sans le pouvoir, ou celui qui exerçait le pouvoir sans le titre ? La réponse pontificale, favorable au détenteur réel de l'autorité, ouvrit la voie à la révolution dynastique.
En 751, à Soissons, Pépin est proclamé roi des Francs par l'assemblée des grands et reçoit l'onction. Le dernier Mérovingien, Childéric III, est tondu et envoyé au monastère. Trois ans plus tard, en 754, le pape Étienne II, venu en personne chercher l'aide des Francs contre les Lombards qui menaçaient Rome, sacre une seconde fois Pépin dans la basilique de Saint-Denis, ainsi que son épouse Bertrade et ses deux fils, Carloman et le futur Charlemagne. C'est un moment décisif : pour la première fois, un roi franc reçoit l'onction sainte des mains du souverain pontife, qui lui confère en outre le titre de patrice des Romains. En échange, Pépin intervient militairement en Italie et remet au pape les territoires conquis sur les Lombards. Cette donation de Pépin pose les fondements de l'État pontifical et noue, entre la royauté franque et la papauté, une alliance qui structurera tout le Moyen Âge occidental.
Charlemagne (768-814) : le conquérant et le législateur
À la mort de Pépin en 768, le royaume est partagé entre ses deux fils. La disparition prématurée de Carloman en 771 laisse Charles seul maître des Francs. Son règne, l'un des plus longs de l'histoire médiévale, fut d'abord celui d'un guerrier infatigable. En 774, il franchit les Alpes, soumet le royaume lombard et ceint à Pavie la couronne de fer, confirmant et élargissant la donation paternelle au profit de la papauté.
La guerre la plus longue et la plus dure fut celle qu'il mena contre les Saxons païens, de 772 à 804. Plus de trente années de campagnes, ponctuées de soumissions, de révoltes et de conversions forcées, qui aboutirent à l'intégration de la Saxe dans l'empire chrétien. Au sud, l'intervention en Espagne fut moins heureuse : en 778, lors du repli, l'arrière-garde franque fut anéantie dans un défilé des Pyrénées. Cet épisode militaire mineur, où périt le comte Roland, allait connaître une postérité immense : transfiguré par la légende, il devint trois siècles plus tard la matière de la Chanson de Roland, premier monument de l'épopée française. Là encore, l'histoire et la légende suivent des chemins distincts qu'il faut se garder de confondre.
Mais Charlemagne ne fut pas seulement un conquérant. Il sut administrer un territoire immense, qui s'étendait de l'Èbre à l'Elbe et de la mer du Nord à l'Italie centrale. Il s'appuya sur un réseau de comtes établis dans les circonscriptions, et surtout sur les missi dominici, les envoyés du maître, dépêchés deux par deux, un laïc et un ecclésiastique, pour contrôler l'administration locale, rendre la justice et faire appliquer ses décisions. Ces dernières étaient consignées dans des capitulaires, recueils de dispositions législatives qui touchaient aussi bien au gouvernement qu'à la discipline religieuse ou à l'enseignement.
Le couronnement impérial de Noël 800
Le jour de Noël de l'an 800, dans la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape Léon III posa une couronne sur la tête de Charles agenouillé en prière, tandis que l'assistance l'acclamait empereur. L'événement venait couronner, au sens propre, l'ascension d'une dynastie et restaurait en Occident une dignité disparue depuis la chute de Rome en 476. Il faut en mesurer le contexte. Léon III, contesté à Rome et victime d'une agression qui avait failli lui coûter les yeux, s'était réfugié auprès de Charles ; le roi franc s'était rendu en Italie pour rétablir l'ordre et la situation du pontife. Le couronnement scellait cette protection.
Le récit qu'en donne Eginhard dans sa Vie de Charlemagne, la Vita Karoli Magni rédigée dans les années 830, ajoute une nuance célèbre. Selon son biographe, l'empereur aurait déclaré que, s'il avait connu les intentions du pape, il ne serait pas entré dans l'église ce jour-là. Les historiens débattent du sens de cette phrase. Elle peut traduire une véritable contrariété, l'empereur n'entendant pas tenir sa dignité du seul pape, ou relever d'une mise en scène destinée à ménager Constantinople, où régnait toujours un empereur romain d'Orient qui ne pouvait voir d'un bon œil l'apparition d'un rival en Occident. Quoi qu'il en soit, le geste de Léon III avait une portée considérable : en couronnant l'empereur, la papauté s'affirmait comme la source du pouvoir impérial, ferment d'un long conflit futur entre le sacerdoce et l'empire.
L'idée d'empire chrétien et la renaissance carolingienne
L'empire de Charlemagne ne fut pas une reconstitution de Rome, mais une création originale : un empire chrétien d'Occident, où le souverain se concevait comme le protecteur de l'Église et le garant de l'unité de la foi. Cette ambition exigeait des hommes instruits, des textes corrects, une liturgie unifiée. De là naquit ce que l'on nomme, depuis le XIXe siècle, la renaissance carolingienne.
Son foyer fut Aix-la-Chapelle, où Charlemagne fixa sa résidence et fit édifier une chapelle palatine inspirée des modèles byzantins et ravennates. C'est là que se déploya l'école palatine, animée par les meilleurs esprits du temps venus de tout l'Occident. La figure majeure en fut Alcuin d'York, savant anglo-saxon qui dirigea cette école à partir de 782, avant de gouverner l'abbaye Saint-Martin de Tours. Autour de lui gravitèrent d'autres lettrés, dont Eginhard lui-même. L'effort porta sur la restauration du latin, la copie et la correction des textes antiques et sacrés, la fondation d'écoles auprès des évêchés et des monastères.
De cette activité de copie naquit une innovation dont la portée dépasse de loin son époque : la minuscule caroline. Cette écriture régulière, ronde et lisible, qui séparait nettement les mots, se diffusa depuis les ateliers d'Aix-la-Chapelle et de Tours. Claire et économe, elle supplanta peu à peu les écritures régionales héritées de l'Antiquité tardive. Redécouverte par les humanistes de la Renaissance italienne, qui la prirent pour de l'écriture antique, elle servit de modèle aux premiers caractères d'imprimerie romains. Nos lettres minuscules en descendent directement : c'est l'un des héritages les plus quotidiens, et les plus invisibles, de l'âge carolingien.
Louis le Pieux et la fragilité de l'unité impériale
À la mort de Charlemagne en 814, son fils Louis, dit le Pieux ou le Débonnaire, recueille seul l'héritage impérial, ses frères étant morts avant leur père. Souverain instruit et profondément religieux, Louis prit au sérieux la dimension chrétienne de sa charge. Dès 817, par un acte solennel appelé Ordinatio imperii, il tenta de préserver l'unité de l'empire après sa mort en donnant la prééminence impériale à son fils aîné Lothaire, tout en attribuant des royaumes subordonnés à ses autres fils. L'idée, soutenue par une partie du clergé, était que la dignité impériale, à l'image de l'Église, ne pouvait être divisée.
Mais cette construction se heurta aux réalités. La naissance d'un fils tardif, le futur Charles le Chauve, issu d'un second mariage, bouleversa l'équilibre prévu et exigea un nouveau partage au profit du dernier-né. À partir de 830, l'empire s'enfonça dans une décennie de révoltes et de guerres entre le père et ses fils, ces derniers tantôt alliés, tantôt rivaux. Louis le Pieux fut un temps déposé puis rétabli. À sa mort, en 840, l'unité impériale n'était plus qu'un cadre théorique, miné par l'ambition des héritiers et par la logique franque du partage du royaume entre les fils.
Le traité de Verdun (843) et la naissance de la Francie occidentale
La guerre éclata ouvertement entre les trois fils survivants de Louis le Pieux. En 841, à Fontenoy-en-Puisaye, Charles le Chauve et Louis le Germanique infligèrent une lourde défaite à leur frère aîné Lothaire, qui prétendait à la suprématie impériale. Pour sceller leur alliance, les deux vainqueurs prêtèrent, le 14 février 842 à Strasbourg, un serment mutuel resté célèbre. Pour être compris des soldats de l'autre, chacun jura dans la langue des troupes de son frère : Louis le Germanique prononça son serment en langue romane, l'ancêtre du français, et Charles le Chauve dans la langue germanique. Conservés par l'historien Nithard, cousin des protagonistes, ces Serments de Strasbourg constituent le plus ancien texte écrit en langue romane qui nous soit parvenu, l'acte de naissance écrit du français.
L'année suivante, en 843, les trois frères mirent fin au conflit par le traité de Verdun. L'empire fut divisé en trois ensembles. Charles le Chauve reçut la Francie occidentale, à l'ouest de l'Escaut, de la Meuse, de la Saône et du Rhône : c'est le berceau territorial de la France. Louis le Germanique obtint la Francie orientale, à l'est du Rhin, matrice du futur royaume de Germanie. Entre les deux, Lothaire, qui conservait le titre impérial, reçut une longue bande médiane allant de la mer du Nord à l'Italie, la Francie médiane, dont une partie prit le nom de Lotharingie, future Lorraine. Cette zone intermédiaire, dépourvue d'unité géographique et linguistique, devait nourrir pendant des siècles les rivalités entre les mondes français et germanique.
Le traité de Verdun ne fut pas, dans l'esprit de ses signataires, un démembrement définitif, mais un partage successoral comme les Francs en pratiquaient depuis toujours. Pourtant, l'histoire en décida autrement. La Francie occidentale et la Francie orientale ne se réunirent jamais. Sans avoir été conçu comme tel, le partage de 843 dessine en filigrane la carte de l'Europe occidentale à venir.
Le déclin et l'héritage
Les décennies qui suivirent virent la dynastie carolingienne s'affaiblir. Les partages successifs, les rivalités internes et surtout l'irruption de nouveaux périls, raids vikings sur les fleuves, incursions sarrasines et hongroises, érodèrent l'autorité royale. Incapable de protéger l'ensemble du royaume, le pouvoir central laissa la défense, et avec elle le pouvoir réel, se concentrer entre les mains des grands aristocrates régionaux. C'est dans ce terreau que germa la féodalité. En Francie occidentale, la couronne passa par intermittence des Carolingiens à la famille rivale des Robertiens, jusqu'à l'élection d'Hugues Capet en 987, qui ouvrit l'ère capétienne.
Mais la dynastie disparue laissait un héritage immense. Elle avait restauré en Occident l'idée d'empire et la conception d'un pouvoir consacré par l'onction, dont le sacre des rois de France à Reims serait l'héritier direct. Elle avait noué entre le trône et l'Église une alliance fondatrice. Elle avait, par la renaissance des lettres, sauvé une part décisive du patrimoine antique et façonné jusqu'à la forme de notre écriture. Et elle avait, par le hasard d'un partage successoral, tracé les premiers contours de la France et de l'Allemagne. Pour ces raisons, la mémoire collective a fait de Charlemagne une figure tutélaire, à la fois roi des Francs, empereur d'Occident et, selon une expression forgée bien plus tard, père de l'Europe.
Sources
- Eginhard, Vie de Charlemagne (Vita Karoli Magni), rédigée vers 825-830, source biographique majeure sur le règne et le couronnement impérial.
- Nithard, Histoire des fils de Louis le Pieux, qui conserve le texte des Serments de Strasbourg (842).
- Bibliothèque nationale de France, dossiers BnF Essentiels et Passerelles : « La période carolingienne », « La Renaissance carolingienne », « Charles Martel bat les troupes arabes à Poitiers ».
- EHNE (Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe) : « La bataille de Poitiers (732) », « Le couronnement de Charlemagne (800) », « Le traité de Verdun (843) ».
- Michel Rouche et Philippe Sénac, travaux sur la bataille de Poitiers et la datation de l'affrontement de 732.
- Henri Pirenne, Mahomet et Charlemagne, sur la nature de l'expédition de 732 et la rupture du monde méditerranéen.
- William Blanc et Christophe Naudin, Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire, sur la construction mémorielle de l'événement.
Questions fréquentes
Pourquoi appelle-t-on cette dynastie les Carolingiens ?
Le nom dérive du latin Carolus, Charles, et renvoie aux deux figures fondatrices de la lignée : Charles Martel, qui établit la puissance familiale, et surtout Charlemagne, Carolus Magnus. La dynastie succède aux Mérovingiens en 751, lorsque Pépin le Bref dépose le dernier roi mérovingien et se fait proclamer roi des Francs.
La bataille de Poitiers de 732 a-t-elle vraiment arrêté l'invasion musulmane de l'Europe ?
C'est une lecture héritée du XIXe siècle que les historiens nuancent fortement aujourd'hui. L'expédition d'Abd al-Rahman al-Ghafiqi relevait davantage de la razzia que d'une conquête territoriale, comme l'avait déjà souligné Henri Pirenne et comme l'ont montré des chercheurs récents tels William Blanc et Christophe Naudin. La victoire de Charles Martel eut surtout une portée politique interne : elle assura la prééminence de sa maison sur le monde franc.
Pourquoi y a-t-il eu deux sacres de Pépin le Bref ?
En 751, à Soissons, Pépin est proclamé roi et reçoit l'onction de l'épiscopat franc, avec l'assentiment du pape Zacharie. En 754, le pape Étienne II, venu en personne chercher l'aide des Francs contre les Lombards, le sacre une seconde fois à Saint-Denis, avec son épouse et ses fils. Ce second sacre, accompli par le souverain pontife lui-même, renforçait considérablement la légitimité de la nouvelle dynastie.
Charlemagne était-il content d'être couronné empereur en 800 ?
Son biographe Eginhard rapporte que l'empereur aurait dit que, s'il avait connu les intentions du pape, il ne serait pas entré dans l'église ce jour de Noël 800. Les historiens débattent du sens de cette phrase : véritable contrariété de ne pas tenir sa dignité de lui-même, ou prudence diplomatique à l'égard de l'empereur de Constantinople. Le geste affirmait en tout cas que la papauté pouvait conférer la dignité impériale.
Qu'est-ce que la minuscule caroline et pourquoi est-elle importante ?
C'est l'écriture régulière, ronde et lisible mise au point dans les ateliers carolingiens, notamment à Tours, qui séparait nettement les mots. Diffusée pendant la renaissance carolingienne, elle facilita la copie et la diffusion des textes. Redécouverte par les humanistes de la Renaissance, qui la crurent antique, elle servit de modèle aux caractères d'imprimerie romains : nos lettres minuscules en descendent directement.
En quoi le traité de Verdun de 843 concerne-t-il la France ?
En partageant l'empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils, le traité attribue à Charles le Chauve la Francie occidentale, vaste ensemble à l'ouest de la Saône et du Rhône qui constitue le berceau territorial du futur royaume de France. Louis le Germanique reçoit la Francie orientale, matrice de l'Allemagne. Ce partage, conçu comme une simple succession, dessina durablement la carte de l'Europe occidentale.
Pour aller plus loin
- Charlemagne : empereur d'Occident couronné à Rome le 25 décembre 800
- Hugues Capet : fondateur de la dynastie capétienne, élu roi en 987
- Basilique cathédrale de Saint-Denis : berceau du gothique et nécropole royale
- Clovis Ier : fondateur du royaume franc, baptisé à Reims (vers 496)
- Mérovingiens & Carolingiens : 506 ans aux origines de la Fra
- Les chansons de geste