Cathédrale Saint-Christophe de Belfort : diocèse Belfort-Montbéliard 1979

Façade classique en grès rose de la cathédrale Saint-Christophe de Belfort, érigée 1727-1750
Saint-Christophe de Belfort, façade classique en grès rose d'Offemont Photo Thomas Bresson (ComputerHotline), CC BY 3.0, via Wikimedia Commons.

Cathédrale Saint-Christophe de Belfort en bref

  • Dénomination : cathédrale catholique
  • Commune : Belfort (90, Bourgogne-Franche-Comté)
  • Siècle principal : XVIIIe
  • Architecte(s) : Jacques-Philippe Mareschal (ingénieur, conception) ; Henri Schuller (entrepreneur)
  • Style : Architecture classique (grès rose d'Offemont)
  • Protection : Inscrite Monument historique (1930)
  • Coordonnées GPS : 47.63861, 6.86389
  • Diocèse Belfort-Montbéliard 1979 : l'un des plus jeunes diocèses français, créé par démembrement de Besançon
  • Lion de Belfort : statue monumentale de Bartholdi 1880, à 500 m, symbole de la résistance de Belfort en 1870-71

Sources : base Mérimée (PA00101135), Wikidata (Q2486045). Ministère de la Culture, licence ouverte.

Histoire de Cathédrale Saint-Christophe de Belfort

Belfort, ancienne place forte stratégique entre la France et le Saint-Empire (verrou du « Trouée de Belfort » entre Vosges et Jura), fut au cœur de l'histoire militaire française moderne. La paroisse Saint-Christophe fut érigée à partir du XIIIe siècle. L'édifice actuel succède à une église médiévale ; le chantier de la cathédrale classique actuelle s'ouvre en 1727 dans le style architectural français du XVIIIe siècle (sous l'Ancien Régime, Belfort dépendait du diocèse de Bâle puis de Besançon). L'édifice est consacré en 1750. Belfort fut au cœur de la guerre franco-prussienne de 1870-71, célèbre par la résistance héroïque du colonel Pierre Denfert-Rochereau qui tint la place pendant 103 jours (3 novembre 1870 - 18 février 1871) face à l'armée allemande, refusant de capituler. Cette résistance permit à Belfort de rester française au traité de Francfort (10 mai 1871), alors que toute l'Alsace et la Moselle étaient annexées par l'Empire allemand. Le Lion de Belfort sculpté par Frédéric Auguste Bartholdi (1880, le sculpteur de la Statue de la Liberté), statue monumentale de 22 m × 11 m taillée dans le grès rouge, symbolise cette résistance et est l'un des grands monuments commémoratifs français.

Le diocèse de Belfort-Montbéliard fut créé le 3 novembre 1979 par démembrement de l'archidiocèse de Besançon, l'un des plus jeunes diocèses français. Cette création visait à mieux servir la région Belfort-Montbéliard (~200 000 habitants industriels concentrés dans la « Trouée »), le bassin industriel de Peugeot à Sochaux-Montbéliard et le site Alstom à Belfort. L'église Saint-Christophe (auparavant paroissiale) fut érigée en cathédrale. Le diocèse couvre le Territoire de Belfort et l'arrondissement de Montbéliard (Doubs). Cathédrale en exercice (suffragante de Besançon).

Cathédrale Saint-Christophe de Belfort

  • Adresse : Place d'Armes, 90000 Belfort, Voir sur la carte
  • Construction : XVIIIe
  • Protection : Inscrite Monument historique (1930)
  • Statut juridique : propriété de l'État (cathédrale en exercice)
  • Affectataire : Diocèse de Belfort-Montbéliard (créé en 1979 par démembrement de Besançon), en exercice ; l'un des plus jeunes diocèses français

Architecture et description

Nef classique de la cathédrale Saint-Christophe de Belfort, vue HDR de l'élévation intérieure
Intérieur classique de Saint-Christophe, cathédrale depuis 1979 Photo Thomas Bresson (ComputerHotline), CC BY 3.0, via Wikimedia Commons.

Saint-Christophe de Belfort déploie un édifice classique de 50 mètres de long pour 18 mètres sous voûte, proportions modestes typiques des églises paroissiales du XVIIIe siècle érigées en cathédrales. Le plan est en croix latine à trois nefs (typique de l'architecture française du XVIIIe siècle) avec déambulatoire. La nef classique (1727-1750) présente sept travées rythmées par des piliers cannelés, voûtes en berceau à caissons sculptés, fenêtres hautes en plein cintre, composition classique française d'inspiration romaine. La façade occidentale à fronton triangulaire encadré de pilastres ioniques est l'élément le plus visible. La tour-clocher (XVIIIe siècle, 35 m), accolée à la façade, est l'un des plus modestes clochers classiques d'Est de la France. La pierre, grès rose des Vosges (la même pierre que celle du Lion de Belfort voisin), donne à l'édifice cette teinte chaude caractéristique du massif vosgien. À l'extérieur, l'édifice s'inscrit dans le centre médiéval de Belfort, vieille ville préservée au pied de la citadelle.

Éléments remarquables

Détail intérieur de la cathédrale Saint-Christophe de Belfort, mobilier et décor classique XVIIIe
Détail du décor intérieur de Saint-Christophe, classicisme du XVIIIe Photo Zairon, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Le maître-autel baroque (XVIIIe siècle) en marbre polychrome est l'un des plus beaux autels classiques de l'Est de la France. Le buffet d'orgue (XVIIIe siècle, restauré au XXe) est l'un des grands orgues classiques franc-comtois. Les vitraux (XIXe et XXe siècles, restaurés) racontent la vie du Christ et la mémoire de saint Christophe (martyr légendaire du IIIe siècle, patron des voyageurs). La chapelle Saint-Christophe évoque le saint patron, Christophe, géant légendaire qui aurait porté le Christ enfant à travers un fleuve, devenant ainsi le « Christo-phore » (porte-Christ). Le tombeau de Mgr Lallier (premier évêque de Belfort-Montbéliard 1979-1990) est l'un des éléments commémoratifs. La chapelle Notre-Dame abrite une statue baroque de la Vierge à l'Enfant. À 500 m de la cathédrale, le Lion de Belfort de Bartholdi (1880, 22 m × 11 m, taillé dans le grès rouge des Vosges), sculpteur de la Statue de la Liberté à New York, est l'un des grands monuments commémoratifs français, symbole de la résistance héroïque de Belfort en 1870-71.

Informations pratiques pour la visite

XVIIIe siècle de construction principal
103 jours résistance héroïque de Denfert-Rochereau à Belfort en 1870-71, Belfort resta française au traité de Francfort 1871
Lion de Belfort Bartholdi 1880, 22m × 11m taillé dans le grès rouge, sculpteur de la Statue de la Liberté
  • Adresse : Place d'Armes, 90000 Belfort
  • GPS : 47.63861, 6.86389
  • Protection : Inscrite Monument historique (1930), affectataire : Diocèse de Belfort-Montbéliard (créé en 1979 par démembrement de Besançon), en exercice ; l'un des plus jeunes diocèses français
  • Accès : ouverte à la visite libre hors offices ; horaires affichés sur le portail principal et site officiel du diocèse.

Visite couplée FORTEMENT recommandée avec le Lion de Belfort de Bartholdi (à 500 m, l'un des grands monuments commémoratifs français), la citadelle de Belfort (Vauban, 1670-1700, candidate UNESCO 2008 dans le réseau des sites Vauban), et la « Trouée de Belfort » (verrou stratégique entre Vosges et Jura).

Événements patrimoine à proximité

  • Festival Eurockéennes, début juillet, l'un des plus grands festivals de rock français (créé 1989, ~130 000 spectateurs sur 3 jours), animations à Belfort.
  • Pardon de saint Christophe, 25 juillet, fête patronale du diocèse, procession dans le centre médiéval.

À découvrir sur France Éternelle

Questions fréquentes sur Cathédrale Saint-Christophe de Belfort

Pourquoi le diocèse de Belfort-Montbéliard a-t-il été créé en 1979 ?

Le diocèse de Belfort-Montbéliard fut créé le 3 novembre 1979 par démembrement de l'archidiocèse de Besançon, l'un des plus jeunes diocèses français. Cette création visait à mieux servir la région Belfort-Montbéliard (~200 000 habitants industriels concentrés dans la « Trouée »), le bassin industriel de Peugeot à Sochaux-Montbéliard et le site Alstom à Belfort. L'église Saint-Christophe (auparavant paroissiale) fut érigée en cathédrale.

Qu'est-ce que la « Trouée de Belfort » ?

La Trouée de Belfort (ou « Porte de Bourgogne ») est le couloir géographique entre les Vosges (au nord) et le Jura (au sud), passage obligé entre la plaine du Rhin et la France méridionale. Verrou stratégique majeur, Belfort en contrôle l'accès depuis le Moyen Âge. Cette position fit de Belfort une place forte , défendue par Vauban (1670-1700) puis par Denfert-Rochereau en 1870-71.

Qu'est-ce que la résistance de Belfort en 1870-71 ?

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870-71, Belfort fut assiégée par l'armée allemande. Le colonel Pierre Denfert-Rochereau (1823-1878), avec une garnison de ~17 000 hommes, tint la place pendant 103 jours (3 novembre 1870 - 18 février 1871), refusant de capituler malgré la chute de Paris (28 janvier 1871). Cette résistance héroïque permit à Belfort de rester française au traité de Francfort (10 mai 1871), alors que toute l'Alsace et la Moselle étaient annexées par l'Empire allemand.

Qui était Bartholdi, sculpteur du Lion ?

Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904), sculpteur français né à Colmar (Alsace), est l'auteur de la Statue de la Liberté à New York (1886, offerte par la France aux États-Unis). Il sculpta le Lion de Belfort en 1880, statue monumentale de 22 m × 11 m taillée dans le grès rouge des Vosges, symbolisant la résistance héroïque de Belfort en 1870-71. C'est l'un des grands monuments commémoratifs français, au pied de la citadelle de Belfort.

Que voir à Belfort autour de la cathédrale ?

Le Lion de Belfort de Bartholdi (à 500 m, monument commémoratif majeur), la citadelle de Belfort (Vauban, 1670-1700, candidate UNESCO 2008), le centre médiéval (vieille ville préservée au pied de la citadelle), et la « Trouée de Belfort » (verrou stratégique entre Vosges et Jura). Belfort est à 2 h de Paris en TGV (LGV Rhin-Rhône).

Sources