Identité · Famille aristocratique
Maison de Lévis-Mirepoix
« Dieu, ayde au second chrétien (Lévis se réclamait après les Montmorency) »
La maison de Lévis tire son nom du fief de Lévis-Saint-Nom, en Île-de-France. Sa fortune nationale commence en 1209 lorsque Guy Ier de Lévis, compagnon de Simon de Montfort, reçoit la seigneurie de Mirepoix en Languedoc à l'issue de la…

Carte d’identité
- Devise
- Dieu, ayde au second chrétien (Lévis se réclamait après les Montmorency)
- Classe
- ancienne chevalerie
- Origine géographique
- Île-de-France (Lévis-Saint-Nom, Yvelines) ; établie en Languedoc (Mirepoix, Ariège) à partir du XIIIe siècle
- Premier siècle attesté
- XIIe siècle (Philippe de Lévis, vers 1180) ; filiation suivie depuis Guy Ier de Lévis, maréchal de la Foi, compagnon de Simon de Montfort à la Croisade des Albigeois
- Ancêtre éponyme
- Guy Ier de Lévis (mort vers 1233), maréchal de la Foi, compagnon de Simon de Montfort lors de la Croisade contre les Albigeois ; reçut la seigneurie de Mirepoix en récompense (1209), à l'origine de la branche méridionale.
- Berceau
- Lévis (Yvelines), puis Mirepoix (Ariège, par croisade albigeoise)
- Origine
- Guy I de Lévis, croisé contre les Albigeois (1209)
- Tradition légendaire
- « cousins de la Vierge » (référence apocryphe à Marie)
- Maréchal de France
- Gaston-Jean-Baptiste de Lévis, duc de Mirepoix (1699-1757)
- Académie française
- Antoine, duc de Lévis-Mirepoix (1884-1981)
- Chef actuel
- Charles-Henri, 12ᵉ duc de Lévis-Mirepoix
Histoire
La maison de Lévis tire son nom du fief de Lévis-Saint-Nom, en Île-de-France. Sa fortune nationale commence en 1209 lorsque Guy Ier de Lévis, compagnon de Simon de Montfort, reçoit la seigneurie de Mirepoix en Languedoc à l'issue de la Croisade des Albigeois ; il reçoit aussi le titre coutumier de « maréchal de la Foi ». Implantée dans le Pays de Foix, la famille s'enracine durablement en Ariège (Mirepoix, Léran, Lagarde) tout en conservant son origine francilienne. Au XVIe siècle, la branche de Lévis-Ventadour donne plusieurs gouverneurs et un vice-roi du Canada (Anne de Lévis, 1620). Le XVIIIe siècle voit l'apogée militaire avec François-Gaston de Lévis, lieutenant de Montcalm en Nouvelle-France, héros de la victoire de Sainte-Foy (1760) ; nommé maréchal de France en 1783, il donne son nom à la ville de Lévis (Québec). Le titre ducal est érigé en 1784. Au XXe siècle, le duc Antoine de Lévis-Mirepoix, élu à l'Académie française en 1953, illustre la maison comme historien de la noblesse française. La maison subsiste sur ses terres ariégeoises ancestrales, avec le château de Léran comme résidence familiale principale, et conserve une descendance reconnue comme l'une des plus anciennes du royaume.
Présentation de la Maison de Lévis-Mirepoix
La Maison de Lévis tire son nom du village de Lévis-Saint-Nom, en Yvelines, où elle est attestée dès le XIIe siècle. Sa fortune commence avec Guy Ier de Lévis (vers 1180-1233), compagnon d'armes de Simon de Montfort lors de la croisade albigeoise. En récompense de ses services, il reçoit en 1209 la seigneurie de Mirepoix, en pays cathare (Ariège), confisquée aux Mirepoix-Pereille. Sa branche, dite Lévis-Mirepoix, devient l'une des principales lignées du Languedoc et conserve Mirepoix pendant six siècles. La famille s'allie ensuite aux Foix-Béarn, aux Albret et à plusieurs maisons du Sud-Ouest.
Une tradition pieuse, attestée à partir du XVe siècle, attribue aux Lévis le privilège de se nommer « cousins de la Vierge », en référence à une prétendue parenté avec la Sainte Famille via la tribu juive de Lévi. Le mot, jamais sérieusement défendu par la maison elle-même, demeure un trait pittoresque de l'historiographie nobiliaire. La branche Lévis-Mirepoix demeure pendant tout l'Ancien Régime une importante maison militaire : le maréchal Gaston-Jean-Baptiste, duc de Lévis-Mirepoix (1699-1757), commande à Fontenoy (1745) et est ambassadeur à Londres.
La maison émigre à la Révolution mais se relève sous la Restauration : le duché-pairie est reconnu, la famille reprend Mirepoix. Au XXe siècle, Antoine, duc de Lévis-Mirepoix (1884-1981), historien royaliste prolifique, est élu à l'Académie française en 1953 et siège jusqu'à sa mort. Ses ouvrages sur Aliénor d'Aquitaine, sur Saint Louis et sur la chevalerie ont contribué à faire connaître l'histoire médiévale au grand public lettré. La maison subsiste aujourd'hui, son chef actuel étant Charles-Henri, 12e duc de Lévis-Mirepoix.
Personnages illustres
- Guy Ier de Lévis, maréchal de la Foi (vers 1180-1233)
- François-Gaston de Lévis, maréchal de France et défenseur du Canada (1719-1787)
- Anne de Lévis-Ventadour, vice-roi du Canada (1604-1670)
- Antoine-Pierre-Marie-François-Joseph de Lévis-Mirepoix, duc et académicien (1884-1981)
- Charles-Philibert-Marie-Gaston de Lévis-Mirepoix, ambassadeur (1699-1757)
Titres principaux et alliances majeures
Titres
- Maréchal de la Foi (titre coutumier hérité de Guy Ier)
- Sire puis maréchal de Mirepoix
- Duc de Lévis (1784, érection en duché héréditaire)
- Duc de Mirepoix (érigé pour la branche aînée)
- Duc de Ventadour (par alliance puis substitution, branche éteinte)
- Pair de France
Alliances
- Mariage de Gaston III de Lévis-Léran avec Constance de Foix-Rabat (XVIe s.)
- Mariage d'Anne de Lévis-Ventadour avec Marguerite de Montmorency (1593)
- Alliances avec la maison de Foix au XVe siècle
- Mariage de Gaston-Pierre-Marc de Lévis-Mirepoix avec Anne-Marie de Beauvau-Craon (XVIIIe s.)
- Mariage d'Antoine de Lévis-Mirepoix avec Charlotte de Mérode (XIXe s.)

Châteaux et résidences
- Château de Mirepoix (Ariège, ancienne place forte, en partie subsistante)
- Château de Léran (Ariège, résidence des ducs de Lévis-Mirepoix)
- Château de Lagarde (Ariège, ruine spectaculaire)
- Château de Lévis-Saint-Nom (Yvelines, fief originel)
Statut actuel
Maison subsistante. Chef de nom et d'armes : Charles-Henri de Lévis-Mirepoix, duc de Lévis-Mirepoix. Le château de Léran demeure propriété familiale. La maison entretient la mémoire de François-Gaston de Lévis, défenseur du Canada français à Sainte-Foy (1760).
Contributions majeures
La Maison de Lévis-Mirepoix a contribué à l'histoire militaire par le maréchal-duc Gaston (1699-1757), à l'historiographie par le duc Antoine, académicien français, dont la tétralogie François Ier, Aventures et mésaventures de la chevalerie, Saint Louis et son royaume, Le Siècle de Philippe le Hardi a marqué la vulgarisation savante. Sur le plan patrimonial, la cathédrale de Mirepoix (XIVe-XVIIe), commandée par les seigneurs Lévis, possède la nef gothique la plus large de France après Saint-Pierre de Rome.
« Dieu ayde au second chrestien Lévis. », devise traditionnelle de la Maison de Lévis, en référence à leur prétendue parenté avec la Vierge.
Questions fréquentes
Pourquoi les Lévis se disent-ils « cousins de la Vierge » ?
Une tradition tardive (XVᵉ siècle) prétendait rattacher la famille de Lévis à la tribu de Lévi de l'Ancien Testament, donc à la lignée maternelle de la Vierge Marie. Cette parenté apocryphe, jamais défendue sérieusement par la maison, est devenue un trait pittoresque de l'humour nobiliaire.
Qui est l'académicien français de la maison ?
Antoine, duc de Lévis-Mirepoix (1884-1981), élu à l'Académie française en 1953 (fauteuil n°35). Historien royaliste, auteur d'une vaste fresque médiévale et capétienne.
La Maison de Lévis-Mirepoix subsiste-t-elle ?
Oui. Le chef actuel est Charles-Henri, 12ᵉ duc de Lévis-Mirepoix, et plusieurs branches subsistent en France, héritières de la chevalerie albigeoise.