Identité · Famille aristocratique
Maison de Bourbon
« Lilia non laborant neque nent ("Les lis ne travaillent ni ne filent") »
La Maison de Bourbon tire son nom de la sirerie de Bourbon en Bourbonnais, attestée dès le Xe siècle. La lignée capétienne commence en 1272 avec le mariage de Robert de France, comte de Clermont (sixième fils de Saint Louis), avec Béatrice…

Carte d’identité
- Devise
- Lilia non laborant neque nent ("Les lis ne travaillent ni ne filent")
- Classe
- ancienne chevalerie
- Origine géographique
- Bourbonnais (Auvergne)
- Premier siècle attesté
- Xe siècle (Adhémar Ier, sire de Bourbon, vers 950)
- Ancêtre éponyme
- Adhémar Ier de Bourbon, premier sire de Bourbon (Bourbon-l'Archambault), ancêtre de la sirerie ; la branche capétienne descend de Robert de France, comte de Clermont (1256-1317), sixième fils de Saint Louis, par son mariage avec Béatrice de Bourgogne, héritière de Bourbon.
- Branche aînée
- capétienne par Robert de Clermont, sixième fils de Saint Louis
- Premier roi de France
- Henri IV, sacré en 1594
- Couronnes étrangères
- Espagne (depuis 1700), Naples, Parme, Luxembourg
- Devise traditionnelle
- Lilia non laborant neque nent
- Trône d'Espagne
- Felipe VI, 21ᵉ roi Bourbon (depuis 2014)
- Prétendant légitimiste
- Louis de Bourbon, duc d'Anjou (né 1974)
Histoire
La Maison de Bourbon tire son nom de la sirerie de Bourbon en Bourbonnais, attestée dès le Xe siècle. La lignée capétienne commence en 1272 avec le mariage de Robert de France, comte de Clermont (sixième fils de Saint Louis), avec Béatrice de Bourgogne, héritière du Bourbonnais. Leur fils Louis Ier devient duc de Bourbon en 1327. Pendant deux siècles, les Bourbon constituent la plus importante branche cadette des Capétiens. À la mort sans héritier mâle d'Henri III en 1589, la couronne de France revient à Henri de Bourbon, roi de Navarre, devenu Henri IV après son abjuration du protestantisme. La dynastie règne sur la France jusqu'à la Révolution (1792), puis lors de la Restauration (1814-1830). En 1700, l'avènement de Philippe V à Madrid établit la branche espagnole, toujours régnante. Les rameaux de Bourbon-Parme, Bourbon-Deux-Siciles et Bourbon-Orléans (devenu maison distincte) prolongent la dynastie. La querelle de succession au trône de France oppose aujourd'hui légitimistes et orléanistes ; aucun trône français n'existe depuis 1848.
Présentation de la Maison de Bourbon
La Maison de Bourbon doit son nom à la sirerie de Bourbon-l'Archambault, attestée en Bourbonnais dès le Xe siècle. La sirerie première, fondée par Adhémar Ier vers 950, demeure pendant trois siècles l'apanage d'une lignée de chevaliers auvergnats sans rang princier. Le destin de la maison bascule en 1272 lorsque Robert de France, comte de Clermont et sixième fils de Saint Louis, épouse Béatrice de Bourgogne, héritière du Bourbonnais. De cette union capétienne naît Louis Ier, élevé au rang ducal en 1327 par Charles IV. Pendant deux siècles, les ducs de Bourbon constituent la principale branche cadette de France, riches d'apanages, de connétables et de gendres royaux.
L'extinction de la branche de Valois en ligne masculine, au décès d'Henri III en 1589, place la couronne sur la tête du chef de la maison de Bourbon, Henri de Navarre. L'abjuration de Saint-Denis (1593), le sacre de Chartres (1594) et la pacification du royaume scellent la transition dynastique. Pendant deux siècles, les Bourbons régnants, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, incarnent l'absolutisme français, élargissent les frontières, codifient l'État et bâtissent Versailles. La Révolution interrompt la dynastie en 1792, la Restauration la rétablit (1814-1830), avant que la branche cadette d'Orléans ne s'installe sur le trône en 1830.
Hors de France, l'avènement de Philippe V à Madrid en 1700 fonde la branche espagnole, encore régnante avec Felipe VI. Les Bourbon-Parme, princes souverains d'Italie jusqu'en 1860, donnent au Luxembourg sa dynastie actuelle (depuis 1964). Les Bourbon-Deux-Siciles régnèrent à Naples jusqu'en 1861. Aujourd'hui, la querelle de succession au trône de France oppose les légitimistes, qui reconnaissent Louis de Bourbon, duc d'Anjou, descendant aîné de Philippe V, aux orléanistes ralliés au comte de Paris. Cette dualité dynastique demeure l'un des traits singuliers de la noblesse française contemporaine.
Personnages illustres
- Henri IV, roi de France et de Navarre (1553-1610)
- Louis XIV, le Roi-Soleil (1638-1715)
- Louis XVI (1754-1793)
- Le Grand Condé, Louis II de Bourbon-Condé (1621-1686)
- Philippe V d'Espagne, fondateur de la branche espagnole (1683-1746)
Titres principaux et alliances majeures
Titres
- Roi de France et de Navarre (1589-1792, 1814-1830)
- Roi d'Espagne (depuis 1700)
- Roi des Deux-Siciles
- Duc de Bourbon
- Duc de Vendôme
- Comte de Clermont
- Grand-duc de Luxembourg (par les Bourbon-Parme depuis 1964)
Alliances
- Mariage d'Henri IV avec Marguerite de Valois (1572) puis Marie de Médicis (1600)
- Mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche, infante d'Espagne (1615)
- Mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche (1660)
- Mariage de Louis XVI avec Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine (1770)
- Mariage de Louis XV avec Marie Leszczyńska, princesse de Pologne (1725)

Châteaux et résidences
- Château de Bourbon-l'Archambault (berceau du nom)
- Château de Pau (naissance d'Henri IV)
- Palais de Versailles (résidence royale)
- Château de Chambord (apporté par mariage)
Statut actuel
Branche aînée capétienne représentée par la Maison royale d'Espagne (Felipe VI). La querelle dynastique française oppose les légitimistes (descendance de Philippe V d'Espagne, branche aînée, Louis de Bourbon, duc d'Anjou, né 1974) et les orléanistes. Branche de Bourbon-Parme régnante au Grand-Duché de Luxembourg (Henri, grand-duc). Branche des Deux-Siciles éteinte du trône en 1861, descendance subsistante.
Contributions majeures
Les Bourbons ont façonné l'État moderne français : édit de Nantes (1598) instituant la coexistence confessionnelle, création des intendances par Richelieu, monarchie administrative de Colbert, réformes fiscales de Turgot, et finalement Charte constitutionnelle de 1814. Leur mécénat, Louvre, Versailles, Académies royales, manufactures de Sèvres et des Gobelins, a fixé les canons du classicisme européen. Hors de France, les Bourbons d'Espagne ont mené les réformes des Lumières (Charles III), tandis que les Bourbons de Parme et de Naples ont diffusé en Italie l'art néoclassique et le droit romano-canonique.
« Paris vaut bien une messe. », phrase prêtée à Henri IV (1593), illustrant le pragmatisme politique qui permit à la Maison de Bourbon de monter sur le trône de France.
Questions fréquentes
La Maison de Bourbon règne-t-elle encore quelque part ?
Oui : sur le trône d'Espagne (Felipe VI depuis 2014) et au Grand-Duché de Luxembourg (Henri, par les Bourbon-Parme depuis 1964). En France, aucun trône n'existe depuis 1848.
Qui est aujourd'hui le chef de la Maison de Bourbon en France ?
Pour les légitimistes, c'est Louis de Bourbon, duc d'Anjou (né en 1974), descendant aîné de Philippe V d'Espagne et donc d'Henri IV. Les orléanistes reconnaissent Jean d'Orléans, comte de Paris.
Quel est le lien entre les Bourbons et les Capétiens ?
Les Bourbons sont une branche cadette directe des Capétiens. Robert de Clermont, sixième fils de Saint Louis (Louis IX), épousa en 1272 Béatrice de Bourgogne, héritière du Bourbonnais : leurs descendants porteront le nom de Bourbon.