Au cœur du bocage vendéen, dans les ruines d'un château reconquis sur la friche, un homme et une poignée de bénévoles ont fait jaillir en 1977 un spectacle nocturne qui ne devait pas survivre à son premier été. Près d'un demi-siècle plus tard, le Puy du Fou est devenu le quatrième parc de loisirs français, salué par la profession internationale comme l'un des plus inventifs au monde.
Phénomène culturel, modèle économique singulier fondé sur l'enthousiasme bénévole, objet de débats historiographiques nourris : voici ce que recouvre, aujourd'hui, le nom de Puy du Fou.
L'histoire commence par un hasard. En 1977, Philippe de Villiers, jeune sous-préfet originaire de Boulogne, retrouve dans les archives départementales mention d'un château renaissance abandonné, propriété du conseil général. La ruine est colonisée par la végétation, le toit éventré, les douves comblées.